Every cloud…

Pregnancy doesn’t have much to recommend itself (although the French try their best with queue-jumping rights in the supermarket). Compiling a ‘first library’, however, was one of the few things that offered unadulterated knocked-up pleasure during the latter stages.

There’ll be much more info about the books it comprises over the coming months, but one title merits more immediate attention because it was chosen for altogether selfish reasons i.e. for a still-coming-to-terms-with-parenthood adult, rather than mewling infant. It’s by author/illustrator Tom McLaughlin, whose excellent The Story Machine used to be a bit of a bookshop favourite aboard. But it’s a more recent release, about a little boy given to staring at the sky, that caught our eye this time.

Franklin, aka The Cloudspotter, is someone other nervous new parents might relate to. He doesn’t have much to say about birth plans or breastfeeding, sleeplessness or Braxton Hicks. But he says everything about the fear of opening up your life to another person.

Franklin likes his own company, his own adventures. His imagination is vast, and feels all the freer for being so gloriously unpeopled. It’s not that he doesn’t like change per se, because the narratives he invents in his clouds are so bold and big. But when it comes unbidden, like The Scruffy Dog one-third of the way through this tale, change suddenly feels terrifying and downright SUSPICIOUS.

“Was she after his clouds?” (/time/attention/dreams/routines/favourite refuges)

The Scruffy Dog doesn’t go away. Before long, we learn, “she was even playing along in his adventures”. Franklin, hero that he is, doesn’t stand for any of this and a wonderfully wicked centre spread shows him finally shake her cloying presence by waving her goodbye in a hot air balloon.

“At last, he was alone again.”

Bravo. That could be the end.

But here’s the twist that may have you hooked, and hoping; that had me sitting out the last week or so of pregnancy by quietly rearranging books on two newly-erected OSB shelves, instead of freaking out over a potential invasion of my personal space. Here’s the thing: Franklin discovers that strange new creatures, “bothersome” though they may first appear, might not be hellbent on destroying his carefully configured lifestyle. They might just want to hang out, bring something different, be, in fact, alright.

The Cloudspotter is a story about losing cynicism. And maybe, eventually, gaining a friend. It’s possibly not the first tale a new reader will dig out from all the other books already there – the cloth, bath, board and noisy books, and the ones that will keep accumulating over the coming months. But it was the first book, in a long nine months, that spoke to me, and the first I wanted to share here.

 

Il n’y a pas beaucoup à attendre d’une grossesse (même si en France on bénéficie des caisses prioritaires aux supermarchés). La compilation d’une «première bibliothèque», cependant, fut l’un des rares plaisirs à l’état pur lors des derniers jours avant mon terme.

Bien plus d’informations sur les livres que j’y ai inclus seront disponibles au cours des prochains mois, mais un titre mérite une attention immédiate parce qu’il a été choisi pour des raisons tout à fait égoïstes, c’est-à-dire pour un nouveau parent, plutôt que pour un bébé.

Il s’agit d’un ouvrage de l’auteur-illustrateur Tom McLaughlin, dont l’excellent The Story Machine était un coup de cœur de ma librairie. C’est un livre plus récent, à propos d’un petit garçon qui aime regarder le ciel, qui a cette fois attiré mon attention.

Franklin, alias The Cloudspotter, est quelqu’un à qui de futurs parents assez angoissés pourraient s’identifier. Il n’a pas grand-chose à raconter sur l’accouchement ou l’allaitement, l’insomnie ou Braxton Hicks. Mais il dit tout ce qu’il faut savoir sur la peur de faire une place dans sa vie à une autre personne.

Franklin aime sa propre compagnie, ses propres aventures. Son imagination est vaste et se sent d’autant plus libre d’être si merveilleusement dépeuplée. Ce n’est pas qu’il n’aime pas le changement en soi, puisque les récits qu’il invente dans ses nuages ​​sont si audacieux et denses. Mais quand le changement survient soudain au tiers de ce conte sous la forme deThe Scruffy Dog, il semble terrifiant voire vraiment SUSPECT.

«Veut-elle lui prendre ses nuages?» (son temps / attention / ses rêves / routines / refuges favoris)

Et la chienne reste. Nous apprenons rapidement qu’«elle jouait même dans ses aventures». Franklin, en bon héros qu’il est, ne supporte pas cette présence gênante et une double page centrale d’une délicieuse cruauté le montre en train de lui faire ses adieux alors qu’elle s’éloigne à bord d’une montgolfière.

«Enfin ! De nouveau seul.»

Bravo. Cela pourrait se finir ainsi.

Mais voici la surprise qui m’a intriguée et donné de l’espoir; qui m’a fait passer la dernière semaine de ma grossesse à réorganiser tranquillement des livres dans une bibliothèque nouvellement érigée, au lieu de devenir dingue à cause d’une éventuelle invasion de mon espace personnel : Franklin découvre que de nouvelles créatures étranges, bien qu’elles puissent sembler gênantes au départ, ne veulent pas nécessairement détruire son mode de vie soigneusement configuré. Elles voudraient simplement passer du temps avec lui, apporter quelque chose de différent, être, en fait, sympas.

The Cloudspotter est une histoire qui traite de la perte du cynisme. Peut-être une façon de se faire un nouvel ami… Ce n’est sans doute pas l’ouvrage qu’un nouveau lecteur choisira en premier parmi tous ceux déjà parus: les livres en tissu, ou pour le bain, les livres animés et ceux qui vont s’accumuler dans les mois à venir. Mais ce fut le premier livre qui me parlait pendant ces longs neufs mois de grossesse et le premier que je voulais partager ici.